Innovation

Après Somaily et Upster, place à Triobat : le GPT du bâtiment

upster soarly pulseo
Hébergés à Pulseo, Mickael Garcia, 26 ans, cofondateur de Triobat aux côtés de Bastien Oswald, 24 ans, incarne cette nouvelle génération d'entrepreneurs qui misent sur l'IA pour transformer des secteurs traditionnels. Après un premier projet de SaaS dédié à la gestion des emails, le duo a pivoté vers Upster puis Triobat, une plateforme de mise en relation entre artisans et particuliers propulsée par l'IA. À l'approche du lancement grand public, Mickael revient sur leur parcours et les fondations de leur nouvelle solution.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous partager ce qui vous a donné envie d’entreprendre si tôt ?

Nous sommes Mickael et Bastien, respectivement 26 et 24 ans. Nos expériences passées nous ont amenés à collaborer sur plusieurs projets en tant que développeurs et nous avons rapidement constaté une complémentarité dans notre façon de travailler. C’est cette alchimie professionnelle qui a posé les fondations de notre aventure entrepreneuriale.

Initialement, nous sommes tous les deux développeurs. Aujourd’hui, nous avons une répartition claire de nos tâches : moi, Mickael, je gère principalement la partie commerciale et la relation client, tout en gardant un pied dans le développement. Bastien est davantage focalisé sur la partie technique, et nous construisons la stratégie ensemble.

Comment est née l’idée de créer l’entreprise Soarly ?

Soarly est née d’un premier projet : un SaaS de gestion d’emails propulsé par l’IA. L’idée nous est venue d’un besoin que nous vivions au quotidien dans notre précédente entreprise, elle-même éditrice de logiciels. Le traitement des emails, notamment au support client, représentait une perte de temps considérable. Ce constat a été le point de départ. Mais depuis, nous avons fait évoluer notre trajectoire et pris une direction différente.

Développer des solutions sur-mesure intégrant l’IA, c’est un positionnement ambitieux pour de jeunes entrepreneurs. Comment avez-vous acquis cette expertise technique ?

Nous avons développé cette expertise en autodidactes, en nous formant dès les débuts de l’IA grand public. Quand ChatGPT a émergé il y a plus de trois ans, nous avons immédiatement saisi l’opportunité de nous plonger dans cette technologie.
Nos études ne proposaient qu’une initiation très succincte à l’IA car il n’existait pas encore de formations concrètes sur le sujet. Nous avons construit notre expertise par une veille technologique intensive et une pratique sur des projets réels. Cette antériorité nous a permis d’accumuler une expérience terrain, avant que ces outils ne deviennent incontournables pour les entreprises.

Triobat, votre dernière solution, est « le GPT du bâtiment ». En quoi cela consiste et pourquoi avoir choisi le secteur du BTP ?

Triobat est une plateforme digitale de mise en relation entre artisans et particuliers, propulsée par l’IA.

Le constat de départ est le suivant : aujourd’hui, trouver un artisan fiable près de chez soi reste un parcours du combattant. La plupart des plateformes existantes proposent des listes de centaines d’artisans qui ont payé pour être référencés, et lorsqu’un client saisit ses coordonnées, c’est le démarrage du harcèlement téléphonique. Nous voulons casser ce modèle. Avec Triobat, nous ne collectons aucune donnée personnelle du particulier. C’est lui qui décrit sa problématique en texte libre et notre IA se charge de lui proposer les 3 artisans les plus adaptés à son besoin. Côté artisans, nous appliquons une charte d’engagement exigeante : Triobat n’est pas accessible à n’importe quel artisan.

Notre promesse est simple : des artisans de qualité, fiables, près de chez vous, sans publicité déguisée ni démarchage agressif.

triobat interface pulseo

Le secteur du bâtiment est réputé peu digitalisé. Est-ce ce potentiel de transformation qui vous a attiré ?

Oui, c’est clairement ce qui nous a attiré. Le BTP est un secteur qui manque cruellement de digitalisation, alors qu’il restera toujours en expansion et qu’il répond à des besoins essentiels du quotidien. Il y a donc un vrai terrain de jeu pour apporter de la valeur. Mais nous ne sommes pas arrivés seuls sur ce projet. Nous nous sommes associés à des professionnels et chefs d’entreprise du BTP, fortement implantés dans le sud-ouest (Landes et le Pays Basque).

Vous avez noué des partenariats avec des acteurs du territoire. Comment avez-vous construit ces relations et pourquoi était-il important de vous ancrer localement ?

Ces partenariats sont nés à travers un réseau d’affaires. La rencontre s’est faite naturellement et très vite nous avons identifié la complémentarité évidente : notre expertise dans la tech, le digital et l’IA d’un côté, leur expérience de terrain dans l’artisanat et le BTP de l’autre. C’est cette combinaison qui a donné
naissance à Triobat car sans cette association, le projet n’aurait pas la même légitimité.

S’ancrer localement était essentiel car le BTP est un secteur de proximité, où la confiance se construit sur la connaissance du terrain.

Démarrer dans le sud-ouest, là où nos partenaires sont implantés depuis plus de 20 ans, nous permet de bâtir Triobat sur des fondations solides et crédibles avant d’envisager un déploiement plus large.

Triobat ouvre au grand public en septembre 2026. Où en êtes-vous dans le déploiement ?

Le développement avance très bien en interne et les premiers retours sont prometteurs. Nous voyons de plus en plus d’artisans adhérer au projet et rejoindre l’aventure, ce qui est un signal très positif pour la suite. Nous continuons à structurer la plateforme, à enrichir notre réseau de partenaires et nous avons lancé une campagne de communication ambitieuse pour assurer un démarrage fort auprès du grand public.

Comment vous différenciez-vous des plateformes de mise en relation d’artisans déjà existantes sur le marché ?

Premièrement, nous ne proposons que 3 artisans en réponse à une demande, au lieu d’inonder le particulier d’une liste de dizaines de contacts qui finit par le perdre.

Deuxièmement, nous garantissons que chaque artisan référencé est qualifié et fiable : c’est un critère essentiel qui repose sur notre charte d’engagement.

Et enfin, nous ne fonctionnons pas au « pay-to-rank » : un artisan ne peut pas simplement payer pour apparaître en tête. C’est la pertinence par rapport au besoin du particulier qui prime.

En résumé : moins de bruit, plus de qualité et zéro harcèlement commercial.

L’IA évolue à une vitesse vertigineuse. Comment faites-vous pour rester à la pointe et anticiper les prochaines mutations technologiques ?

L’IA évolue tellement vite qu’on pourrait passer ses journées à tester chaque nouveauté sans jamais rien produire de concret.

Nous faisons une veille technologique active et quotidienne, mais nous filtrons en permanence ce qui apporte une vraie valeur à nos clients de ce qui n’est qu’un effet de mode.

C’est ce tri exigeant qui nous permet de rester à la pointe tout en gardant le cap sur nos projets et en livrant des solutions réellement utiles.

Aussi, étant donné que nous gérons plusieurs projets en simultané (Upster, session de formation…), notre organisation est essentielle. Nous nous appuyons sur des outils internes de gestion de tâches et un planning clair : des objectifs très court terme pour avancer concrètement chaque semaine et une vision moyen terme détaillée pour garder le cap sur les grandes échéances.

dashboard upster stats 2

Un dernier mot pour d’autres jeunes entrepreneurs qui hésitent à se lancer : qu’est-ce que vous leur diriez ?

Le conseil que nous donnerions, c’est de ne pas tomber dans le piège classique : attendre d’avoir « assez d’expérience » dans son métier pour se lancer. Être bon dans son job et être entrepreneur sont deux choses différentes. On peut accumuler des années d’expertise technique sans jamais développer les réflexes de l’entrepreneur et inversement. Le risque c’est de se dire « un jour je le ferai » et de ne jamais le faire.

Il faut accepter de partir avant de se sentir totalement prêt parce qu’on ne se sent jamais totalement prêt.


Merci à Mickael et Bastien pour cet échange. Leur parcours et leurs projets insufflent une belle dynamique à l’écosystème Pulseo. Nous vous souhaitons beaucoup de réussite pour le lancement de Triobat !

Cassandra
Communication & rédactrice web

Articles associés

Votre demande

Newsletter

Ne manquez rien de Pulseo.
Recevez nos conseils, actus et nouveautés directement dans votre boîte mail.

Formation "Après Somaily et Upster, place à Triobat : le GPT du bâtiment"

Votre demande

Votre demande

Votre demande